RECHERCHES SCIENTIFIQUES

UROPATHIES ET NEPHROPATHIES A REVELATION NEONATALE

Référence1021
Année2015
TypeThèse
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AuteurChouaib S
DisciplineNéo-natologie et Réanimation néo-natale
EncadrantBouharrou A

Introduction : Les CAKUT sont les anomalies de développement foetal les plus fréquentes, alors que les néphropathies héréditaires sont rares. Ces uronéphropathies sont les principales causes d’IRCT de l’enfant.
Objectif : Définir les caractéristiques générales des uro-néphropathies chez le nouveau-né, et les particularités des principales étiologies.
Matériel et méthodes : Nous avons analysé rétrospectivement les dossiers de 57 cas d’uro-néphropathies à révélation néonatale, admis aux services de néonatologie et de chirurgie pédiatrique, durant une période de trois ans et demi.
Résultats : Dans cette série, l’incidence hospitalière des uro-néphropathies néonatales était de 3,6 à 6,3/1000 patients. Le garçon était plus touché que la fille (sexe ratio=2). L’âge moyen d’apparition des symptômes était de 7 jours, contre un âge moyen à l’admission de 37 jours. 24,6% des patients ont bénéficié d’une échographie anténatale, et 12,5% des cas ont été admis pour exploration d’une anomalie urologique anténatale. Le principal motif d’hospitalisation était la fièvre isolée (29%). 14,0% des cas avaient une dysmorphie. Le signe échographique le plus fréquemment retrouvé est l’hydronéphrose (40,4%). L’UCG a trouvé un RVU chez 26,4% des cas. La scintigraphie rénale a trouvé des fonctions relatives asymétriques chez 12,3% des cas. La créatininémie était élevée chez 71,9% des cas. Les uropathies étaient plus fréquentes que les néphropathies (79% vs 21%). Une dérivation des urines provisoire a été réalisée chez 31,7% des cas. 24,6% des cas sont décédés. 1,7% des patients est suivi en néphropédiatrie.
Conclusion : Les uro-néphropathies à révélation néonatale sont potentiellement graves. Un diagnostic précoce, une prise en charge et un suivi multidisciplinaires sont requis pour améliorer le pronostic de ces enfants