RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Prothese totale de la hanche chez le sujet jeune de moins de 50 ans (A propos de 99 cas)

Référence1034
Année2014
TypeThèse
Lien document
AuteurEssekkal M
DisciplineTraumatologie Orthopédie 1
EncadrantBoutayeb F

Ce travail est une étude rétrospective concernant 90 patients âgés de moins de 50 ans colligés au service de traumatologie orthopédie de CHU Hassan II de Fès entre MAI 2004 et MAI 2013 ayant bénéficié d’un remplacement prothétique de la hanche par une prothèse totale pour des indications diverses. Notre objectif à travers l’étude de cette série est de montrer l’intérêt de la PTH dans l’amélioration de la gêne fonctionnelle et l’impact sur la qualité de vie des patients souffrant de maladie dégénérative ou traumatique de la hanche. Cette étude comprend 90 patients soit 99 hanches, dont 48 hommes et 42 femmes (le sexe ratio est de1, 14). L’âge moyen de nos patients au moment de l’intervention est de 30,4 ans avec des extrêmes d’âge de 20 et 49 ans. Tous les malades ont été évalués cliniquement et radiologiquement, avec une évaluation de la hanche par la cotation de Postel – Merl D’Aubigne en pré et en postopératoire. Les indications de PTH dans notre série étaient variables, la coxarthrose primitive a été retrouvée chez 20 patients (20,2 %), la coxarthrose secondaire chez 42 patients (42,4 %) (9 cas post-traumatique, 5 cas pour ostéonécrose de la tête fémorale, 15 cas postdysplasique, et 3 pour séquelle de luxation congénitale de la hanche, 10 pour epiphysiolyse fémorale supérieure), 30 PTH ont été posées pour coxites inflammatoires, 7 pour des séquelles de coxite infectieuse. L’anesthésie générale a été utilisée dans 94,5 % des cas, et la voie d’abord qui a été utilisée était la voie postéro externe de Moore dans 75,6 % des cas, la voie mini-invasive postérieure modifiée de la hanche dans 24,4 % des cas. Les prothèses implantées chez les malades opérés étaient cimentées dans 62 cas, non cimentées dans30 cas, et hybrides dans 7 cas. Les complications postopératoires étaient : 4 cas d’instabilité hémodynamique per opératoire, deux cas d’infection précoce, deux cas de complications thromboemboliques, 5 cas de luxation précoce, 3 cas de descellement septique, deux cas de descellement aseptique. Le recul postopératoire moyen est de 5,2 ans, avec des extrêmes de 1 an et 2 mois, et 9 ans. Le PMA postopératoire était excellent chez 50 hanches opérées, très bon chez 20, bon chez 20, et passable chez 09. L’étude de notre série nous a permis de mettre le point sur la PTH comme technique chirurgicale efficace pour le traitement d’une hanche douloureuse ou non fonctionnelle, et de la nécessité d’une surveillance strict en postopératoire pour guetter les éventuelles complications