RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Profil épidémiologique et étiologique des hémorragies génitales chez la femme en activité génitale en dehors de la grossesse (Etude prospective)

Référence1023
Année2015
TypeThèse
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AuteurNyingone S
DisciplineGynécologie Obstétrique 2
EncadrantMelhouf MA

Les hémorragies génitales représentent un motif de consultation fréquent en gynécologie-obstétrique. Elles sont d’origines diverses, dominées par la grossesse et les troubles hormonaux chez la femme en période d’activité génitale. L’échographie pelvienne est l’examen de première intention dans l’exploration de ces hémorragies et orientera la suite des investigations soit vers l’hystérosonographie, l’hystéroscopie ou l’IRM. La prise en charge thérapeutique est fonction de l’étiologie. Notre travail consiste en une étude prospective portant sur 104 patientes en période d’activité génitale, colligées au sein du service de Gynécologie-Obstétrique II du CHU Hassan II de Fès, sur une durée d’un an allant de novembre 2013 à Décembre 2014. Il a pour but, d’étudier le profil épidémiologique clinique et paraclinique de nos patientes et de les comparer à ceux de la littérature afin de dégager une conduite à tenir pratique adaptée à notre contexte marocain. L’âge moyen de nos patientes est de 41.96 ans avec des extrêmes allant de 16 à 53 ans, soit un écart-type de 7.71. Les métrorragies ont été le premier signe clinique dans 51% des cas, suivi des ménométrorragies dans 37.5% des cas et 11,5% étaient des ménorragies. Les facteurs de risque d’hémorragie génitale retrouvés chez nos patientes sont : la contraception (orale et DIU) dans 26.7%, l’antécédent de curetage (16.3%), le traitement oestroprogestatif (6.7%) et la prise du tamoxifène (2%). L’échographie pelvienne, l’hystéroscopie et l’IRM ont été réalisées respectivement chez 100%, 95.2%, 41.35% de nos patientes. Trois (3) des 4 jeunes filles pubères de notre étude, avaient une hémorragie fonctionnelle et une seule avait un Rhabdomyosarcome botryoïde. Chez les femmes en activité génitale, les myomes ont été de loin l’étiologie la plus fréquente (60%), suivis des hyperplasies endométriales (18.4%), l’adénomyose (9.2%) et des tumeurs cervicales (8%). D’autres étiologies telles que les polypes cervicaux, les tumeurs ovariennes bénignes, l’adénomyome, l’endométrite, les salpingites… ont été retrouvées chez ce groupe de patiente. Les étiologies des patientes en périménopause ont été dominées par les hyperplasies endométriales dans 61.54% des cas, myomes (30.77%) et les polypes 7.69% des cas. En somme, dans notre série, 95% des hémorragies étaient d’origine organique ; ce qui est contraire aux données de la littérature qui rapporte une prédominance des causes fonctionnelles. Ces résultats peuvent s’expliquer par la prise en charge d’un grand nombre de patientes dans les différents centres de soins du 1er et 2eme secteur. Il faut noter que la proportion des causes fonctionnelles dans notre série varie d’une tranche d’âge à une autre (3 cas sur 4 chez les jeunes adolescentes)