RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Prise en charge de mal épileptique, analyse rétrospective des cas traités en réanimation

Référence976
Année2016
TypeThèse
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AuteurOu-meskour A
DisciplineRéanimation Polyvalente 1
EncadrantKhatouf M

Les états de mal épileptiques regroupent un ensemble hétérogène d’entités électro-cliniques. Ces différentes présentations peuvent conduire à méconnaître ou, au contraire porter à tort le diagnostic. Il est défini, de façon générale, par des crises continues ou par la succession de crises sans amélioration de la conscience sur une période de 30 minutes.
Chacune de ces entités est associée à un pronostic propre conduisant à des stratégies de prise en charge différentes. Il convient alors de mettre en route, au plus tôt, le traitement adapté, dont certains ont fait l’objet d’avancées récentes.
Objectifs : Les objectifs de ce travail sont de déterminer les caractéristiques, les facteurs de gravité et les facteurs de risque de l’état de mal épileptique (EME) chez les adultes.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective des cas d’EME observés dans le service de réanimation A1 du Centre Hospitalier Universitaire Hassan II du janvier 2014 au Décembre 2015.
Résultats : 24 cas d’EME sont enregistrés, ce sont surtout des crises généralisées qui se manifestent par des crises subintrantes avec une prédominance des formes tonicocloniques. L’EME est fréquemment observé chez les sujets jeunes, de sexe masculin, vers l’âge de quarantaine. Les facteurs de risque observés sont la mauvaise observance thérapeutique, l’alcoolisme, l’antécédent d’AVC, l’hypertension artérielle (HTA), et le retard de la prise en charge hospitalière. Les facteurs de gravité fréquemment rencontrés sont les troubles neurovégétatives dominés par la polypnée supérieure à 25 cycles par minute, la désaturation en oxygène et la tachycardie supérieure à 100 battements par minute. L’HTA et l’hyperthermie constituent des facteurs de mauvais pronostic. Grâce à l’élaboration de protocole de prise en charge dans le service, le taux de mortalité est de 8,33%.
Conclusion : L’EME est une pathologie grave. Le pronostic des patients dépend de la qualité et la précocité de la prise en charge.