RECHERCHES SCIENTIFIQUES

LES TUMEURS SURRENALIENNES (A propos de 32cas)

Référence1065
Année2014
TypeThèse
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AuteurEl yaagoubi S
DisciplineChirurgie viscérale B
EncadrantAit laalim S

OBJECTIFS : Grâce à l’avancé des techniques d’imagerie et l’avènement de la coeliochirurgie, l’approche de la pathologie tumorale surrénalienne a connu d’énormes progrès. L’objectif de ce travail est d’approcher le profil épidémiologique ; clinique ; paraclinique ; thérapeutique et évolutif des tumeurs surrénaliennes, en rapportant l’expérience du service de chirurgie viscérale de CHU Hassan II – FES, en matière de prise en charge de ces tumeurs. PATIENTS ET MéTHODES : C’est une étude rétrospective ayant intéressé 32 patients hospitalisés au sein des services de chirurgie viscérale A et B du CHU Hassan II de Fès, sur une période de 12 ans allant de janvier 2002 à décembre 2013.Les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies puis analysées.

RéSULTATS : Dans notre série, l’âge moyen de nos patients est de 40 ans, avec une prédominance féminine et un sexe ratio de 2,2. Sur le plan clinico-biologique : la triade de Ménard a été présente chez 5 patients, avec 16 patients qui sont hypertendus. Cependant chez 8 patients la découverte était fortuite «incidentalomes». La sécrétion hormonale a été retrouvée chez 54,2% des cas. Sur le plan radiologique, la TDM abdominale a été l’examen le plus demandé, réalisée chez 30 malades et complétée par l’IRM chez un seul cas. La taille varie de 1 à 20 cm avec une moyenne de 7cm. Le traitement était chirurgical chez 28 de nos patients: surrénalectomie par laparotomie dans 19 cas et par coelioscopie 9 cas. Le geste chirurgical associé le plus fréquent est la thyroïdectomie totale faite chez 4 cas dans le cadre d’une NEM2. Un traitement non chirurgical a été indiqué chez 4 cas, et a consisté en une simple surveillance chez 2 cas et un traitement palliatif chez 2 autres cas. Les complications peropératoires liées au phéochromocytome sont de 81,25%. Celles des corticosurrénalomes et des métastases surrénaliennes sont respectivement de 25% et de 33,3%. Toutefois aucun cas de décès n’a été noté. La morbidité immédiate est représentée essentiellement par la persistance de l’HTA contrôlée par traitement médical, et l’insuffisance surrénalienne aigue traitée par corticothérapie. Par ordre de fréquence le phéochromocytome occupe la première place avec 53% des cas, suivi du corticosurrénalome malin et des métastases surrénaliennes avec 12,5% des cas, L’adénome de Conn dans 6,3% des cas, l’hyperplasie corticosurrénalienne dans 3,4% des cas. Et enfin le myélolipome, le lipome surrénalien et l’adénome corticosurrénalien dans 3,1% des cas. Un traitement adjuvant à base d’une radiochimiothérapie a été instauré chez 8 cas (soit 25%).Alors que dans 25 cas (soit 78,1%) ce traitement n’a pas été indiqué. Les suites lointaines ont été marquées par le décès de 5 patients, 7 malades ont été perdus de vue. Cependant l’évolution a été bonne chez 20 patients suivis.

CONCLUSION : Les tumeurs surrénaliennes sont fréquentes dans les autres pays, rares dans notre contexte. Le phéochromocytome occupe la première place par ordre de fréquence. Le traitement est généralement chirurgical, et le pronostic est bon en dehors des corticosurrénalomes.