RECHERCHES SCIENTIFIQUES

LES PNEUMOPATHIES A CYTOMEGALOVIRUS CHEZ DIX NOURRISSONS IMMUNOCOMPETENTS : INDICATIONS DU TRAITEMENT ANTIVIRAL

Référence1081
Année2015
TypeThèse
Lien document
AuteurBerrada L
DisciplineCentre Hospitalier Universitaire Ibn Sina - Rabat
EncadrantEl hafidi N

Les infections graves à cytomégalovirus surviennent le plus souvent chez le foetus, le nouveau-né et l’enfant immunodéprimé. Chez l’immunocompétent, les infections sont généralement asymptomatique, et le plus souvent spontanément résolutives.
Les pneumopathies à Cytomégalovirus sont fréquentes chez le nourrisson immunocompétent, mais habituellement asymptomatique, d’où l’absence d’indication reconnue du traitement antiviral, qui a par ailleurs une toxicité potentielle. Cependant, certains patients, bien qu’ils soient immunocompétents, nécessitent absolument un traitement antiviral.
Il s’agit d’une étude rétrospective qui porte sur la période de 2013 à 2015, à propos de dix cas de nourrissons hospitalisés au service de pédiatrie I de l’hôpital d’enfants de Rabat pour pneumopathies à cytomégalovirus confirmées. Ces patients ont nécessité l’instauration du traitement antiviral vu le risque de complications immédiates auxquels ils étaient exposés, et éventuellement le recours à la ventilation artificielle, mais aussi pour prévenir la survenue de complications tardives, à savoir les séquelles de viroses.
L’objectif de notre travail était de déterminer les indications du traitement antiviral en l’absence d’immunodépression chez les nourrissons.
La conclusion à laquelle nous sommes arrivés est que les principales indications du Ganciclovir chez ces 10 nourrissons étaient la localisation pulmonaire, vu le pronostic vital qui pourrait être engagé, la dyspnée sifflante persistante, voire la détresse respiratoire permanente, le wheezing quasi constant à l’examen clinique et les taux importants de la charge virale, sur le lavage broncho-alvéolaire pour certains, et sur le sang et les urines pour d’autres. A noter que presque la moitié des taux de charge virale étaient au-delà de 5000 UI/ml. Ce tableau ainsi complet imposait l’instauration du traitement antiviral. Nos patients ont ainsi bénéficié du Ganciclovir pendant une durée de 6 semaines, au bout de laquelle une nette amélioration clinique, biologique et radiologique a été constatée