RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Les infections nosocomiales au service d’urologie du CHU Hassan II-Fès

Référence928
Année2016
TypeThèse
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AuteurKriouile M
DisciplineUrologie
EncadrantEl ammari JE

INTRODUCTION : l’infection urinaire représente la première cause d’infection nosocomiale et intéresse environ 1 à 2% des admissions à l’hôpital .dans les services d’urologie, cette incidence est encore beaucoup plus élevée. La fréquence des formes asymptomatiques explique que l’incidence puisse être considérablement sous estimée sans une étude prospective bien menée. L’objectif de ce travail est d’établir le profil épidémiologique et bactériologique de l’infection urinaire nosocomiale et de tester le niveau de résistance aux différentes familles d’antibiotiques étudiées.
MATERIEL ET METHODES : Il s’agit d’une étude prospective au cours de laquelle nous avons étudié les dossiers de 39 épisodes d’infection urinaire hospitalisés au service d’urologie CHU Hassan II de Fès entre le 1er décembre 2013 et le 30 Décembre 2013. Nous avons retenu 30 épisodes d’IUN documentées bactériologiquement survenus chez les 39 malades.
RESULTATS : Nos patients étaient répartis en 29 hommes et 10 femmes. L’âge variait de 22 à 85 ans avec une moyenne de 63 ans. Les facteurs favorisant étaient dominés par le sondage vésical suivi de diabète. L’infection urinaire nosocomiale était symptomatique dans 21 cas. La symptomatologie urinaire était dominée par les brûlures mictionnelles (36%). La fièvre était présente dans 97,7% des cas. La culture des urines était monobactérienne dans 29 cas (96%). Les germes isolés étaient des bacilles à Gram négatif (BGN) dans 100% des cas.multirésistants dans 14 cas .Parmi les BGN, Pseudomonas aeroginosa et Escherichia coli étaient prédominant, isolés respectivement dans 54% et 46% des cas. L’antibiothérapie de première intention était empirique à base de céphalosporine de 3ème génération dans les 16 cas, et d’imipenème chez les 14 cas restants. La durée moyenne du traitement antibiotique était de 13 jours. Sur le plan évolutif, la guérison était obtenue dans 26 cas. 3 patients avaient présenté une réinfection.CONCLUSION : les infections urinaires nosocomiales au service d’urologie sont actuellement souvent symptomatiques .leur fréquence et leurs conséquences restent préoccupantes et justifient une prise en charge optimale.la prévention –pierre angulaire pour contrôler ce fléau- passe par l’utilisation de règles simples d’hygiène régulièrement enseignées et l’élaboration d’un programme dont lequel participent toutes les parties concernées