RECHERCHES SCIENTIFIQUES

LE KYSTE HYDATIQUE DE L’APPAREIL UROGENITAL

Référence984
Année2015
TypeThèse
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AuteurBzikha I
DisciplineUrologie
EncadrantTazi MF

Objectif :
L’objectif de cette étude est l’analyse des caractéristiques étiopathogénique, épidémiologiques, cliniques, biologiques, radiologiques, et thérapeutiques de la localisation urogénitale de l’hydatidose.
Introduction :
La maladie hydatique sévit à l’état endémique dans notre pays où elle pose un véritable problème de santé publique. Elle n’épargne aucun organe.
La localisation hydatique au niveau de l’appareil urogénital est dominée par l’atteinte rénale qui vient en troisième lieu des localisations viscérales avec 2 à 5%.La localisation rétro vésicale est une forme exceptionnelle de la maladie (0.1 à 0.5% des localisations viscérales). Les localisations surrénaliennes, scrotales, prostatiques, vésicale et du reste de l’appareil urogénital sont rarement décrites.
Matériel et Méthode :
Nous présentons une étude rétrospective à propos de 14 cas de Kyste hydatique rénal,3 cas de KH rétrovésical ,1 cas de KH surrénalien et 1 cas de KH scrotal colligé au service d’urologie de CHU HASSAN II de Fès, durant une période de 6 ans.
Résultats :
Kyste hydatique rénal :
Il s’agit de 8 femmes et 6 hommes soit une sex-ratio de 4/3 dont l’âge varie entre 18 et 74 ans (moyenne de 46,5ans pour les hommes, et 48,5 ans pour les femmes), issus dans 57,14 % des cas du milieu rural avec contage hydatique positif dans 71,4%.
L’expression clinique était représentée par un syndrome douloureux lombaire (100%), une masse (28,5%), pollakiurie (28,5%), l’hydaturie (21,4%).
L’échographie réalisée chez l’ensemble des patients a montré, type I : 1 cas (7,14%) ; type III : 10 cas (71,42%) ; type IV : 3 cas (21,42%) ; type V et type II : aucun cas. L’UIV n’est pratiquée chez aucun de nos patients. La TDM abdominale a été réalisée chez tous patients a permis de confirmer le diagnostic.
Le traitement a consisté en 10 résections du dôme saillant et 4 néphrectomies totales, le drainage urinaire a été réalisé par sonde (JJ) dans 2 cas. Les suites opératoires ont été marquées par une fistule stercorale dans un cas et un KH retroperetoneal dans un autre cas 1 an après son opération, par contre l’évolution été favorable pour les autres patients.
Kyste hydatique retrovésical :
Il s’agit de 3 hommes dont l’âge varie entre 45 et 54 ans (moyenne de 48.66 ans), issus dans 66,67 % des cas du milieu rural avec contage hydatique positif.
L’expression clinique manque de spécificité, était représentée par les troubles mictionnels (1OO%), douleurs pelviennes (33%), complications ((33%) thrombophlébite).
L’échographie est réalisée chez tous les malades objectivant le type III chez tous les patients (100%). La tomodensitométrie abdominale pratiquée chez tous les patients avait permis de confirmer le diagnostic. L’IRM n’était réalisée chez aucun de nos patients