RECHERCHES SCIENTIFIQUES

LE CANCER BRONCHIQUE PRIMITIF : àpropos de228 cas Expérience du servicede pneumologie del’hôpital militaire Moulay Ismaïlde Meknès

Référence953
Année2016
TypeThèse
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AuteurAit ali ben alla S
DisciplineHôpital Militaire My Ismail Meknès
EncadrantOuarssani A

Nous rapportons une étude rétrospective portant sur 228 cas de cancer bronchique primitif colligés au service de pneumologie de l’hôpital militaire Moulay Ismail de Meknès sur une période de 12 ans, entre Janvier 2004 et Décembre 2015. Il s’agissait de 210 hommes et 18 femmes. L’âge moyen était de 57,6 ans, avec des extrêmes allant de 32 à 89 ans. La tranche d’âge comprise entre 40 et 70 ans totalisait 85 % des cas. 89,50 % de nos patients étaient des fumeurs et la notion de tabagisme passif a été rapportée chez toutes les femmes. La plupart de nos patients avaient présenté des signes respiratoires au moment du diagnostic, ils étaient dominés par les douleurs thoraciques (46%) et la toux (41%). Les opacités pulmonaires rondes étaient l’aspect radiologique le plus fréquent 49,60 %. L’endoscopie bronchique était réalisée chez 97,40 % de nos patients ; le bourgeon tumoral était la lésion la plus fréquente (41%).elle avait permis de poser le diagnostic positif dans 46,50% des cas. Dans les autres cas, le diagnostic positif était porté par la biopsie transpariétale scannoguidée dans 28,98 %, la biopsie ganglionnaire dans 10% et la biopsie pleurale dans 7,50% des cas. Le type histologique le plus fréquent était l’adénocarcinome dans 46,50 % des cas, le carcinome épidermoïde représentait 32,45 % et le carcinome à petites cellules représentait 12,72%. 79,84% de nos patients étaient inopérables (stade III et IV) au moment du diagnostic, 13 patients seulement ont bénéficié d’un traitement chirurgical soit un taux d’opérabilité de 5,7%.le traitement palliatif était indiqué dans 14,91% des cas, Le reste avait reçu un traitement par chimiothérapie (60,96% des cas) à laquelle une radiothérapie était couplée dans 6,14% des cas, le taux de mortalité à 2 ans : 82,9%. A la lumière de ce travail, notre but est de mettre le point sur le profil épidémiologique, les aspects radio-clinique et la prise en charge thérapeutique de cette affection