RECHERCHES SCIENTIFIQUES

La persistance du canal artériel (A propos de 110 cas)

Référence711
Année2015
TypeThèse
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AuteurZarriq S
DisciplinePédiatrie
EncadrantAtmani S

La persistance du canal artériel (PCA) est une cardiopathie congénitale réalisant un shunt gauche-droite. Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur 110 cas de PCA observés aux services de pédiatrie et des urgences pédiatriques du CH Hassane II de Fès, entre janvier 2009 et décembre 2014. Ces 110 cas se répartissent selon le sexe en 68 filles et 42garçons avec une sex-ratio de 1,63. L’âge varie de 1mois à 15 ans avec un âge moyen de 28,72 mois. Sur le plan étiologique, la notion de consanguinité est retrouvée chez 18,18% des cas, l’âge maternel supérieur à 30 ans est rapporté chez 48,88%des cas, et une rubéole congénitale dans les antécédents chez 5 de nos patients. La trisomie 21 est l’aberration chromosomique la plus retrouvée dans notre étude (29,09%) Les principales circonstances de découverte sont les infections respiratoires à répétition et le retard staturo-pondéral. L’expression clinique est variable selon l’importance du shunt gauche-droite à travers le canal. On distingue selon l’exploration échocardiographique 3 groupes différents : Canal restrictif sans signes d’hyper débit chez 41 de nos patients (37,27%).Canal restrictif avec signes d’hyper débit retrouvé chez 33 de nos patients (30%) ? Canal non restrictif, représentant 32,72% des cas étudié.A côté du traitement médical symptomatique, le traitement est essentiellement chirurgical : 34 des malades étudiés dans notre série ont été opérés, dont 15 par section-suture, 3 par double ligature, 16 par triple ligature. 9 de nos patients ont bénéficié d’un traitement par KT interventionnel, avec mise en place d’une prothèse type Amplazer. L’évolution spontanée était défavorable chez 33 patients (30%) (31 cas d’insuffisance cardiaque, un cas d’endocardite infectieuse, et un décès par pneumonie sévère). L’évolution au long court chez les patients traités chirurgicalement ou par KT interventionnel est globalement bonne. Au terme de cette étude, nous constatons que le diagnostic de la PCA est encore tardif, chose qui complique la prise en charge, et augmente le risque de complications. La prise en charge chirurgicale est aisée, parce qu’il s’agit d’une intervention à coeur fermé