RECHERCHES SCIENTIFIQUES

LA MACROSOMIE FOETALE À TERME (à propos de 340 cas)

Référence991
Année2016
TypeThèse
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AuteurFettah M
DisciplineGynécologie Obstétrique 1
EncadrantBouchikhi C

La macrosomie à terme se définit par un poids de naissance supérieur ou égal à 4000g. Elle est due à un excès de croissance in utéro et expose à plusieurs complications périnatales. Les objectifs de notre étude étaient de déterminer la fréquence de la macrosomie, préciser les caractéristiques cliniques des parturientes, rechercher les facteurs étiologiques de la macrosomie, décrire Le déroulement du travail et préciser le mode d’accouchement, établir le pronostic matérno-fœtal, et enfin, déterminer les moyens de prévention des complications de la macrosomie et la prise en charge maternelle et fœtale. Afin de répondre à ces objectifs nous avons réalisé une étude rétrospective s’étendant sur une période d’un an, allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2014, incluant tous les accouchements effectués dans le service Gynécologie obstétrique I du CHU Hassan II de Fès dont le poids du nouveau-né est égal ou supérieur à 4000g sans considération du sexe. Nous avons collecté 340 cas de macrosomie, soit un taux de 5,64% des nouveau-nés, avec prédominance masculine dans 64,22% des cas. Parmi les facteurs étiologiques de la macrosomie, on a trouvé dans notre étude que l’âge maternel > 30 ans était présent dans 45,45 % des cas, la multiparité dans 65,98% des cas, l’obésité apparaissait dans 42,35 % des cas, et la prise de poids excessive dans 5,86 % des cas. 5,87% des parturientes avaient un diabète, et 3% parmi elles avaient un antécédent de macrosomie. Seulement 53,7% des femmes étaient suivies, ainsi, le dépistage du diabète gestationnel n’était réalisé que dans 19,65% des cas, dont 4,9% des cas était positif. Dans le même sens, le dépassement du terme a présenté 1,47% cas, et l’hauteur utérine a dépassé 36cm dans 22,58 % des cas. Au terme des résultats de l’accouchement, ce dernier a été réalisé par césarienne dans 33,15% des cas. Les complications périnatales étaient dominées par l’hypoglycémie (24%) et les bosses sérosanguines (15,2%), suivi de la souffrance néonatale (5,57%), et la paralysie du plexus brachial (1,17%), et puis la paralysie faciale (0,29%). Le décès était trouvé dans (3,23%) des cas. 25 nouveau-nés ont été hospitalisés (7,35%), et la plupart d’entre eux avaient une évolution favorable. Les complications traumatiques maternelles ont été observées dans 9,41 % ; elles étaient dominées par l’hémorragie du postpartum dans 28 cas. Un seul cas d’endométrite a été rapporté, en revanche, aucun décès maternel n’a été signalé. A travers cette étude nous avons pu constater que la macrosomie, quel que soit son étiologie, constitue encore une situation à haut risque nécessitant une surveillance régulière de la grossesse. Ainsi, le dépistage de diabète gestationnel chez les femmes enceintes est souhaitable, de même un monitorage au cours du travail et une surveillance rigoureuse pendant et après l’accouchement est nécessaire pour prévenir une éventuelle hémorragie du post-partum, sans oublier la prise en charge précoce des hypoglycémies et des détresses respiratoires chez les nouveau-nés. Ceci nécessite une prise en charge multidisciplinaire pour améliorer le pronostic materno-fœtal.