RECHERCHES SCIENTIFIQUES

La dyspnée laryngée chez l’enfant (A propos de 25 cas)

Référence981
Année2016
TypeThèse
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AuteurHamza Y
DisciplineRéanimation mére et enfant
EncadrantLabib S

INTRODUCTION : Les dyspnées laryngées de l’enfant sont des urgences pouvant engager le pronostic vital immédiat. Il faut savoir en reconnaître les signes de gravité en présence desquels un geste de sauvetage doit souvent être rapidement effectué

BUT : Le but de ce travail était d’analyser le profil épidémiologique, clinique, paraclinique, thérapeutique et évolutif de cette entité en décrivant les cas colligés dans notre structure et en analysant les données de la littérature. MATERIELS ET METHODES : C’est une étude rétrospective faite au service de Réanimation Mère et enfant au CHU Hassan II de Fès durant 4ans (de janvier 2009 à décembre 2013) et qui a permis le recrutement de 25 cas de dyspnée laryngée. RESULTATS : L’âge moyen des patients etait de 40 mois. Le sex-ratio (H/F) est de 1,5. Une bradypnée inspiratoire a été trouvé chez tous les patients avec un cornage chez 64 %, un stridor chez 36 % des cas. Des signes de luttes faits de tirage sus sternal et sus claviculaire ont été relaté chez tous nos patients.
Des signes de gravité faits de sueurs chez 32 % des cas, d’une tachycardie chez 60 % et de cyanose chez 24 % ont été noté à l’examen initial. Concernant les étiologies de la dyspnée laryngée chez l’enfant on a trouvé la prédominance de la laryngite sous glottique chez 28 % des cas, la papillomatose laryngée chez 28 % des cas et la Dyspnée laryngée post intubation chez 20% des cas.
Pour le traitement tous les patients ont bénéficié d’une nébulisation (par adrénaline seul ou bien par l’adrénaline/corticoïde en alternance) et d’une corticothérapie. 92% des cas ont reçu une antibiothérapie. 40% des malades ont été intubé, 24% ont été trachéotomisé et 28% ont reçu un traitement endoscopique.

CONCLUSION : La dyspnée laryngée est une urgence pédiatrique fréquente. Il faut savoir les reconnaître et apprécier leur gravité afin d’adapter la prise en charge. Dans la plupart des cas, le diagnostic étiologique repose sur l’interrogatoire et l’examen pédiatrique.