RECHERCHES SCIENTIFIQUES

KÉRATODERMIE PALMO-PLANTAIRE ACQUISE ( à propos de 30 cas )

Référence949
Année2016
TypeThèse
Lien document
AuteurHaddouchane H
DisciplineHôpital Militaire d’Instruction Mohamed V Rabat
EncadrantEl haouri M

La Kératodermie palmo–plantaire est une pathologie, d’étiologies multiples, et de diagnostic souvent difficile, car l’examen histologique est souvent non spécifique. L’évolution de la maladie est chronique et à caractère récidivent, ce qui implique une prise en charge thérapeutique au long court, très souvent source d’handicap socioprofessionnel. L’idée et l’initiative de réaliser ce travail découle du fait qu’il n’ait pas une data base structurée et assez solide concernant les données épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la KPP acquise; portant un timbre marocain. A travers une étude, recrutant les patients du service de dermatologie de l’hôpital militaire Moulay Ismail à Meknès (HMMI-Meknès), nous souhaitons établir le profil épidémio-clinique, thérapeutique et évolutif de la KPP acquise au Maroc. Notre approche d’investigation fait appel à une étude rétrospective recrutant 30 patients consultant en dermatologie pour hyperkératose palmo-plantaire. Cette étude est pilotée au sein du service de dermatologie de l’HMMI-Meknès, sur une période de 10 ans (1er Janvier 2005 – 31 Décembre 2014). Sur les 30 malades étudiés, un mélange de générations a été analysé le long de cette enquête. La variance d’âge débute à partir de 7 ans jusqu’à l’âge de 83 ans. La majorité des patients étaient des adultes (53% des cas), dans laquelle un pic de 26,6% a été constaté chez les tranches d’âge comprises entre 30 et 49 ans. Le pourcentage infantile n’était pas négligeable et représentait un taux de 46,6%. La moyenne d’âge était 29,8 ans chez les deux sexes. En effet, et plus spécifiquement, l’âge moyen chez le sexe féminin était 30,6 ans, tandis que celui du sexe masculin se situait à l’ordre de 29 ans. Le sexe masculin faisait la une entre les rangs des patients étudiés avec un taux de 57%. L’effectif féminin représentait un pourcentage de 43% et par conséquent, le sex-ratio H/F était à l’ordre de 1,32. La forme plaque isolée a battu le record, et marquait une prédominance nette par rapport aux autres formes. L’analyse anatomopathologique de notre échantillon en question, était soit en faveur d’un psoriasis ou d’un eczéma chez les 20% des patients qui présentaient une indication de biopsie. Le diagnostic reposait essentiellement sur la clinique chez les autres patients. Le traitement de la KPP acquise est destiné à ramollir et décaper la couche cornée. Il est symptomatique à base de traitement local fait de dermocorticoïdes, d’urée et de topiques salicylés, et un traitement systémique à base de rétinoïde et de methotrexate. La photothérapie UVB occupe une grande place dans le traitement de la KPP acquise. Dans notre étude, aucun patient n’a bénéficié d’une thérapie UVB.