RECHERCHES SCIENTIFIQUES

INTOXICATION ET GROSSESSE (A propos de 14 cas)

Référence907
Année2016
TypeThèse
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AuteurBoukniter A
DisciplineRéanimation mére et enfant
EncadrantHarandou M

Introduction : L’intoxication est un motif fréquent de consultation aux urgences, elle peut être volontaire dans un but d’autolyse ou accidentelle. Cependant, l’intoxication chez la femme enceinte est peu décrite dans la littérature, la majorité des écrits concerne de rapports des cas. But du travail : L’analyse des données épidémiologiques de l’intoxication chez la femme enceinte au service de réanimation mère et enfant, la description des différents aspects cliniques et toxiques, les modalités de prise en charge et l’évaluation du pronostic materno-fœtale de l’intoxication chez la femme enceinte. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une une étude rétrospective menée au service de réanimation mère et enfant entre janvier 2009 et décembre 2015, portant sur tous les cas d’intoxications chez la femme enceinte admise au service au cours de la période de l’étude. Résultats : Durant la période d’étude, 14 patientes ont été admises pour prise en charge d’une intoxication aiguë au cours de la grossesse. L’âge moyen de nos patientes était de 23,2 ans avec une prédominance de l’intoxication au cours du deuxième trimestre de la grossesse dans 60%. L’intoxication chez la femme enceinte était dans un but suicidaire dans 53% des cas. Les toxiques les plus incriminés étaient : Les organophosphorés dans 43% des cas, le phosphure d’aluminium, le monoxyde de carbone et les plantes dans 14% des cas. Le tableau clinique et paraclinique était très variable en fonction du produit toxique ; pour les organophosphorés trois syndromes caractéristiques étaient présents : • Le syndrome muscarinique dans 67 % des cas, suivi du syndrome central dans 50 % des patientes, alors que le syndrome nicotinique était présent chez 33%. Pour les autres produits toxiques, la symptomatologie est dominée par trouble de conscience (28%), signes digestifs (43%), signes respiratoire (35%), alors que l’IRA (14%) et la troponine élevé dans 35%. La prise en charge de nos malades était essentiellement symptomatique ; le lavage gastrique a été réalisé dans 35% des patientes et le traitement antidote a été administré dans 14% des cas.28% des patientes ont été intubés et ventilés avec administration des drogues inotropes et/ou vasoactives (adrénaline, noradrénaline, dobutamine), alors que l’épuration extra-rénale est réalisée dans 14% des cas. Le taux de mortalité materno-foetale était de 21% (trois patientes), suite à l’instabilité hémodynamique avec quatre MFIU. Conclusion : La plupart des cas d’intoxications aiguës pendant la grossesse était dans un but suicidaire, avec une prédominance au cours du deuxième trimestre de la gestation. Les agents les plus couramment retrouvés pour ont été les organophosphorés ; la prise en charge était essentiellement symptomatique avec une morbi-mortalité non négligeabl