RECHERCHES SCIENTIFIQUES

DOIGT À RESSAUT (A propos de 20 cas)

Référence990
Année2016
TypeThèse
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AuteurAmeziane hassani F
DisciplineTraumatologie Orthopédie 1
EncadrantMarzouki zerouali A

INTRODUCTION : La main étant l’organe de la préhension, nous réunissons sous le même titre le doigt et le ressort, ce qui en fait une affection classique et fréquente en consultation de chirurgie de la main. Elle est relativement fréquente chez les femmes d’âge moyen autour de la Cinquième décennie mais peut parfois survenir chez les enfants. C’est une pathologie qui prédomine au niveau du pouce et le plus souvent, idiopathique par blocage de l’appareil fléchisseur au niveau de la métacarpo-phalangienne en regard de la poulie A1, douleur avec gène fonctionnelle. Les examens complémentaires sont généralement inutiles. Le traitement reste discuté entre les infiltrations et la libération chirurgicale qui comporte actuellement deux techniques, l’une à ciel ouvert et l’autre percutanée. PATIENTS ET METHODES Nous rapportons une série rétrospective de vingt cas de doigt à ressaut colligés au service de traumatologie orthopédie 1 du CHU HASSAN II de Fès entre janvier 2003 et Octobre 2015 incluant 20 patients dont 80% sont des femmes d’un âge moyen de 51,5ans(18-85) et 4 hommes soit 20% d’un âge moyen de 44ans(3947) , le coté droit était atteint dans douze cas (60%) et le coté gauche dans huit cas (40%).Le doigt concerné par les symptômes était le pouce 13 fois, le majeur 2 fois, l’annulaire 4 fois et le 4ème doigt dans un cas. La main dominante était concernée dans 12/20 fois, tous les patients étaient droitiers. Les symptômes s’étaient installés en moyenne 2ans (1an-4ans) avant l’intervention. 4 patients avaient des conditions pathologiques prédisposant à la survenue d’un doigt à ressaut (Diabète,hypertension, polyarthrite rhumatoïde, …), mais le doigt à ressaut reste le plus souvent idiopathique. Tous les patients ont été opérés en raison d’une symptomatologie typique : 5 doigts avaient de simples accrochages au mouvements, 11 doigts étaient bloqués en flexion dont 8 doigts corrigible activement et 3 doigt passivement, 4 doigts étaient bloqués en flexion sans possibilité de correction de la déformation .Les blocages s’accompagnaient de douleurs pour 12 doigts .Dans notre série, l’ouverture de la poulie A1 a été réalisé chez tous les patients, couplée à la mobilisation activo-passive précoce, ceci a été couronnée de succès dans tous les cas(100% des cas). RESULTATS Les résultats cliniques fonctionnels ont été évalués à 2 Semaines (l’ablation du fil) ,1 mois, 3mois, 6mois. La longueur moyenne d’incision était de 10 cm. Au recul moyen de 24 mois, le blocage a été disparu sans récidive pour tous les patients, aucun traitement complémentaire n’avait été effectué. Aucune douleur résiduelle n’était observé .Cependant, nous n’avons pas observé d’enraidissement, qu’il s’agisse des doigts longs ou des pouces. Un patient a présenté une désunion cutanée due à la négligence du pansement et du terrain diabétique non équilibré chez ce patient. Aucun patient n’avait de flessum de l’articulation métacarpophalangienne lors de la révision. Aucun patient n’avait de déficit sensitif distal. Un Quick DASH satisfaisant à 3 mois et 6 mois du post-opératoire. DISCUSSION Le doigt à ressaut est une affection bénigne survient essentiellement chez la femme d’âge mure. Selon les données de la littérature : dans la série de MARKS, on note un taux de réussite de 91 % pour des malades traités par infiltrations. Dans la série de PIEMER ,90 % de réussite pour le traitement percutanée à l’aiguille. Par contre, dans la série de HAKI, on note un taux de réussite de 93 % par la technique percutanée par ténotomie. Dans la série de HODKINSON, on note un taux de réussite de 95 % traités par l’ouverture chirurgicale de la poulie, dans la série de MIGAUD la plastie d’agrandisseent a été réussie dans 93 % des cas. Dans la série de BONNICI on note un taux de 100% lors de la réséction de la poulie. Contrairement aux autres séries, la technique de résection partielle de la poulie A1 donne d’excellents résultats puisque le taux de réussite était également de 100% chez nos patients.
Cela explique que malgrès le taux de réussite de l’infiltration et la technique percutanée et la plastie d’agrandissement chez certains patients, la résection chirurgicale de la poulie reste le meilleur traitement pour un risque moindre de récidive ou de rupture tendineuse.
Nous avons observé un seul cas de désunion cutanée sans autres complications post-opératoires notamment pas de trouble de motricité ou de sensibilté