RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Atrésie des voies biliaires (à propos de 4 cas)

Référence2493
Année2008
TypeThèse
Lien document
AuteurBerrada S
DisciplineChirurgie Pédiatrique 1
EncadrantBouabdallah Y

L’atrésie des voies biliaires est une affection rare touchant un enfant sur
8000 à 18000. Elle constitue la cause la plus fréquente de cholestase
néonatale.
Il s’agit d’une affection grave dont le pronostic vital reste réservé en
l’absence de la transplantation hépatique.
Le diagnostic doit être évoqué devant tout nourrisson porteur de signes de
cholestase au-delà de deux semaines de vie.
Le traitement actuel de l’atrésie des voies biliaires consiste d’abord à réaliser
une intervention correctrice de Kasaï dans le but de restaurer un flux biliaire
et de prévenir ou ralentir la progression de la maladie. Le pronostic de
l’atrésie des voies biliaires est étroitement lié à la précocité de l’intervention
de Kasaï. Celle-ci doit être réalisée le plus tôt possible idéalement avant
l’âge de 60 jours.
Dans notre série, l’intervention de Kasaï est malheureusement faite trop tard,
après 60 jours de vie. Et ceci est en rapport avec un retard au diagnostic.
Il est donc important que tous les professionnels de santé soient sensibilisés
et que l’éducation des parents aux signes anormaux d’un ictère
cholestatique soit faite, afin que la prise en charge des enfants ayant une
atrésie des voies biliaires soit la plus précoce.
Dans notre série l’intervention de Kasaï a permis la guérison d’un patient et a
abouti à une régression partielle chez un autre et s’est soldée d’un échec
immédiat dans le troisième cas, dans le dernier cas qui a été perdu de vue,
on ne connait pas le résultat de l’intervention.
Le défaut d’accès à la transplantation hépatique dans notre pays, réduit de
façon considérable les chances de survie de ses patients.
Dans l’attente d’instaurer la transplantation hépatique, notre objectif
principal est d’optimiser le succès de l’hépato-porto-entérostomie ainsi que la prise en charge postopératoire afin d’améliorer le devenir global de ses
patients