RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Tétralogie de FALLOT (A propos de 55 cas)

En analysant les dossiers médicaux de 55 enfants, présentant la Tétralogie de Fallot suivis au service de cardiologie pédiatrique au CHU de Fès sur une période de quatre ans entre janvier 2008 et décembre 2011, on a essayé d’approcher le profil épidémiologique, clinique, paraclinique, thérapeutique et évolutif de cette maladie. Ainsi dans notre série la tétralogie de Fallot est la plus fréquente des cardiopathies congénitales suivies en consultation. L’âge moyen de découverte est de 2 ans et 7 mois. Il existe une prédominance masculine parmi nos malades (Sexe ratio 1,61) et les facteurs étiologiques les plus souvent signalés sont la consanguinité (31%) et les aberrations chromosomiques (25%). Les signes cliniques sont dominés par la cyanose (95% des cas) et nous signalons que 43% de nos patients présentaient déjà des crises anoxiques au moment du diagnostic de leur cardiopathie. Le diagnostic de tétralogie de Fallot a été confirmé par échocardiographie dans tous les cas et le bilan lésionnel a été complété par un angioscanner chez 7 malades Des malformations cardiovasculaires associées à la TF ont été mises en évidence dans 53% des cas. Les plus fréquentes étant les communications inter-auriculaires (20%), la persistance du canal artériel (14,6%). L’évolution spontanée de nos malades a été marquée par le décès de 2 malades, et la survenue de complication neurologique dans 1 cas. Dans notre série, 21 malades ont été opérés (38%) : 16 malades ont bénéficié d’une cure complète d’emblé et 3 malades ayant bénéficié d’une cure curative précédée d’un geste palliatif type « Blalock modifié », 1 malade a été pallié et qui est en attente d’une cure complète. L’évolution immédiate après chirurgie curative est satisfaisante, un seul malade a présenté une insuffisance cardiaque globale, et 2 malades ont présenté un épanchement péricardique, dont l’évolution a été bonne. à noter 2 cas de décès peropératoire. Les suites lointaines après intervention curative ont été appréciées après un recul moyen de 3 ans et 3 mois chez nos malades. Au point de vue fonctionnel, des résultats jugés satisfaisants ont été notés chez plus de 88% des patients. L’échocardiographie postopératoire a mis en évidence une sténose pulmonaire résiduelle chez 27% des cas, une CIV résiduelle minime chez 30% des cas, une insuffisance pulmonaire résiduelle 88%. Pour conclure, nous avons insisté sur l’importance de la promotion du dépistage précoce dans notre pays ainsi que la nécessité de créer un système de sécurité sociale pour prendre en charge les frais d’un traitement chirurgical coûteux, mais curatif et ce dès un très jeune âge.

Référence1542
Année2012
TypeThèse
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AuteurEl yandouzi A
DisciplinePédiatrie
EncadrantAtmani S