RECHERCHES SCIENTIFIQUES

La dilatation endoscopique oesophagienne Chez l’enfant (a propos de 35 cas)

Référence2381
Année2009
TypeThèse
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AuteurKhabbache K
DisciplinePédiatrie
EncadrantHida M

La sténose de l’œsophage est une pathologie rare mais grave chez l’enfant. La sténose peptique reste la principale étiologie dans notre contexte. Le but de ce travail est de rapporter l’expérience de l’unité de gastro-entérologie pédiatrique du CHU Hassan II de Fès concernant les dilatations endoscopiques de l’œsophage, d’évaluer les causes des sténoses œsophagiennes et leur réponse au traitement endoscopique chez l’enfant avec une mise au point sur les indications, les méthodes, les résultats et les complications de la technique. Il s’agit d’une étude rétrospective et prospective portant sur une série de 35 cas de sténose œsophagienne colligés au sein de l’unité de gastro-entérologie du service de pédiatrie du CHU Hassan II de Fès sur une période de 6 ans , allant d’octobre 2003 au septembre 2009. L’âge moyen des patients ayant bénéficié d’une dilatation de l’œsophage est de 5,7 ans (11mois-17ans), avec une prédominance masculine de 63%. La sténose peptique est de loin la 1 ère étiologie dans notre série (29 cas) suivie par la sténose caustique (4cas) et enfin la sténose post cure chirurgicale d’AO (2cas). La dysphagie est le maitre symptôme, elle était le premier motif de consultation. La fibroscopie œsophagienne avait montré une sténose du tiers moyen de l’œsophage chez 51,4%, alors qu’elle était de siège inférieur dans 42,85%, et de siège supérieur dans 5,7%.La sténose était infranchissable chez 27 enfants (77%).Une œsophagite associée était objectivée chez 80% de nos patients et une H.H était associée chez 63%. Le TOGD a été réalisé chez 22 patients (63%), et avait montré une sténose régulière chez 91% des cas, courte chez 19 patients (86 ,4%), et longue chez 13 ,6%, avec une moyenne de 3,7cm. Cent cinquante séances de dilatation ont été réalisées dans notre série, avec une moyenne de 4,28 séances/malade (1 à 15 séances). Toutes les dilatations ont été réalisées sous sédation en utilisant les bougies de Savary Gilliard de calibre croissant allant de 5 à 12,8 avec au maximum 3 bougies / séances, après introduction du ?l guide et sous control endoscopique. Le control endoscopique post dilatation a permis un passage à travers la zone de la sténose dans 87,59% des cas .Les résultats étaient satisfaisants puisqu’on n’a noté qu’un taux d’échec de 2,85% et la rémission complète a été obtenue dans 80% des cas. Les dilatations supplémentaires ont été nécessaires chez 20% des patients, 6 malades de cette série sont en cours de dilatation. L’intervention chirurgicale pour mise en place d’un Nissen était pratiquée chez 14 cas soit 48,27 % des enfants avec sténose peptique. A coté des dilatations tous les malades ont été mis sous IPP pour traiter l’œsophagite responsable associée aux antiémétiques si un reflux est associé. Une seule complication grave a été notée dans notre étude, il s’agit d’une perforation œsophagienne qui a bien évoluée par la suite sous traitement médical. La dilatation endoscopique de l’œsophage est une technique efficace dans les sténoses œsophagiennes de l’enfant en particulier la sténose peptique. Son efficacité et sa tolérance dépendent de plusieurs facteurs: matériel adapté, qualité de l’endoscopiste, et l’opportunité de l’indication. Ses complications sont exceptionnelles quand les règles du geste sont respectées. Par ailleurs malgré le sucées de cette technique, la prévention reste le meilleur traitement.